C'est le genre de foutoir inspiré dont on rêve toutes mais qu'on arrive rarement à égaler avec autant de grâce et de talent dans la durée. C'est aussi pour cela que les plumeaux ont été inventés, très certainement au 18ème siècle, époque où l'Occident attaquait, par le haut (aristocratie) et par le milieu (bourgeoisie montante), l'art d'accumuler les chiffons et les curiosités. Aujourd'hui, il est plus courant d'accommoder les restes d'époques flamboyantes définitivement révolues. Crise et montée des eaux obligent...
A la tienne !
Annakim Violette est sans doute originaire de l'Ouest des Etats-Unis, zone géographique où le (faux) vintage et la (vraie) vieille poussière se négocient au prix du lithium, c'est-à-dire très cher pour ce que c'est. Quelques unes de ses "oeuvres", les
"Bats", chauve-souris naturalisées, passées à la bombe à peinture et ensablées de paillettes, tourbillonnent actuellement au plafond de chez
Colette (pas ma cousine, l'autre, celle qui a réussi dans les "concept stores"). On peut en décrocher une après avoir délesté son PEA de 500 Euros.
Un séduisant jeune homme, qui officie dans le corner culturel de ce haut-lieu parisien de la vanité globalisée, tient toutefois à me préciser :
"oh, vous savez, Madame, elle ne les a pas tuées exprès. Elles étaient déjà mortes avant d'être passées à la peinture !".
Merci, je respire.
Sinon ? et bien quoi, oui, j'aime bien finalement.... ;)
Chez Colette, jusqu'au 7 novembre. On y court !
"Pour la galerie, Kate et Laura Mulleavy (RODARTE, Los Angeles Fashion Brand) deviennent curatrices et présentent des oeuvres originales d'artistes inspirés par la nostalgie : David Armstrong, Alexandre de Betak, Autumn de Wilde, Annakim Violette, Kirsten Dunst, Mari Eastman, Kim Gordon, Alexandra Grant, Elliott Hundley, Karen Kilimnik, Ari Marcopoulos & Raymond Pettibon...."